Après la CAN au Maroc : la leçon guinéenne !
Après la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) organisée au Maroc, une question s’impose à nous, Guinéens : quelle leçon devons-nous tirer de cette réussite africaine ?
Nos voisins du Sénégal peuvent être fiers. Ils ont mis les moyens, fait des choix clairs et assumés, et les résultats sont là.
Face à cela, nous, Guinéens — peuple de sport, d’art et d’hospitalité — devons avoir le courage de nous regarder en face, dans le miroir. Qu’est-ce que nous faisons différemment ? Pourquoi privilégions-nous trop souvent les intérêts individuels au détriment de l’intérêt national ?
Qu’est-ce qui nous empêche de rompre avec nos anciennes pratiques, ces systèmes hérités qui profitent à un petit groupe, pendant que toute une nation est souillée, tout en reculant ?
Qu’est-ce qui empêche la Guinée, ce pays au potentiel immense, de changer enfin, et rapidement ?
Peut-on continuer sans réformes profondes, lesquelles réformes forcément font mal, mais libèrent la nation dont le petit groupe est partie intégrante ?
Pouvons-nous ignorer que les secteurs que nous traitons avec légèreté — le sport, l’art, le tourisme — sont précisément ceux dans lesquels d’autres pays investissent sérieusement et réussissent à grande échelle ?
Guinéens, réveillons-nous ! Nous ne pouvons plus continuer avec les mêmes pratiques. Le monde avance, et il est déjà loin devant nous !
Pendant que nous nous accrochons à des méthodes dépassées, cessons de nous bercer d’illusions ! On ne peut pas gagner grand avec ces vieilles pratiques !
Le sport, l’art et le tourisme sont pourtant des secteurs stratégiques, capables d’attirer l’attention internationale sur notre pays.
À travers ces domaines, la jeunesse guinéenne s’exprime, se forme, se confronte aux autres et gagne en influence. Elle crée de l’activité, de l’emploi et de la richesse.
Dans ce schéma, ce n’est plus un petit groupe qui gagne, mais toute une nation : la Guinée
Alors, que se passe-t-il avec la Guinée ?
Pourquoi persister dans ces mauvaises habitudes qui nous freinent ?
Regardons l’exemple de la Côte d’Ivoire des années 1980. Elle a fait le choix stratégique d’investir massivement dans le football. Elle a mis des moyens matériels, puis humains, et a laissé le temps produire ses effets. Aujourd’hui, les résultats parlent d’eux-mêmes.
La Guinée doit cesser de dormir.
Elle doit devenir ambitieuse, tout en restant réaliste.
Une nouvelle philosophie doit émerger, fondée sur la rigueur, la vision et une gouvernance moderne.
Certes, notre pays est modeste par sa superficie, mais ses responsabilités sur le continent africain sont immenses.
L’art, le sport et l’hospitalité doivent redevenir des piliers de la vie nationale. Ils font partie intégrante de l’identité guinéenne.
C’est à travers eux que nous devons raviver l’âme de ce grand peuple que nous sommes ! Dans la nouvelle Guinée, tous doivent gagner, à commencer par le pays, notre Guinée à nous !
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