HORIZON KIBAROU:
Propositions pour la Guinée de demain

Tags à la une Société Goumou GMD Afrique Guinée International Tous les tags

Guinée : Après l'élection, un nouveau Président pour Sept ans.

HORIZON KIBAROU, Par Ibrahim Kapi
Dec 31, 2025
📍 Conakry

Guinée : un nouveau président, une nouvelle année, une espérance renouvelée

L’élection présidentielle du 28 décembre 2025 marque un tournant majeur dans l’histoire politique récente de la Guinée. Par une heureuse coïncidence du calendrier, l’avènement d’un nouveau président intervient à l’orée d’une nouvelle année. Pour de nombreux Guinéens, cette concordance entre l’entrée en 2026 et l’installation d’un président élu fait naître une espérance particulière : celle d’un renouveau, d’un nouveau départ, et peut-être d’un avenir différent de celui des années précédentes.

Mamadi Doumbouya, désormais président élu, n’est pas un homme surgit de nulle part. Son parcours, à la fois militaire et politique, s’inscrit dans une trajectoire singulière qui a profondément marqué le pays. En ce début d’année 2026, il incarne pour beaucoup l’espoir d’un changement concret, notamment pour celles et ceux qui vivent dans la précarité, l’insécurité, le chômage, l’injustice ou la désillusion. Quelle que soit la difficulté, le nouveau président est attendu comme un porteur d’espoir, capable de redonner confiance à une nation en quête de stabilité et de dignité.

Mamadi d’hier : l’officier discret devenu figure nationale

Avant d’être une figure centrale de la vie politique guinéenne, Mamadi Doumbouya était lieutenant-colonel, commandant des Forces spéciales de la Guinée. Longtemps méconnu du grand public, il est véritablement découvert par les Guinéens lors du défilé militaire du 2 octobre 2018, au stade du 28 Septembre de Conakry. Sa prestance, la discipline de son unité et son aura militaire attirent alors l’attention, sans que l’on imagine encore le rôle historique qu’il s’apprêtait à jouer.

Le 5 septembre 2021 : la rupture

Trois ans après cette première apparition remarquée, le colonel Doumbouya prend le pouvoir à la suite du coup d’État du 5 septembre 2021. Si ce coup de force, qualifié de sanglant, a suscité des inquiétudes, le discours prononcé à l’issue de la prise du pouvoir a, paradoxalement, rassuré une large partie des Guinéens. Il intervenait dans un contexte de fortes tensions politiques, marquées par la contestation du troisième mandat du président déposé.

Il convient toutefois de rappeler une réalité souvent tue : nombre de cadres et de sympathisants du pouvoir actuel avaient, hier encore, soutenu la campagne ayant conduit à ce troisième mandat, pourtant dénoncé par la junte. Pour ma part personnelle, je reconnais avoir contribué à cette dynamique par loyauté institutionnelle envers le président d’alors. Comme beaucoup de mes compatriotes, ce soutien relevait davantage de considérations liées au maintien ou à l’amélioration de positions dans l’administration que d’une loyauté personnelle profonde. Cette logique n’est ni nouvelle ni propre à un régime : elle traverse l’histoire politique guinéenne et continuera sans doute à s’imposer, car, ne dit-on pas que la politique est avant tout un jeu d’intérêts ?

La Guinée de demain : attentes, espoirs et responsabilités

Désormais président élu, Mamadi Doumbouya est attendu sur un autre terrain : celui de la construction nationale. La Guinée de demain devra être placée sous le sceau du pardon et de la réconciliation, conditions indispensables à la cohésion sociale après des années de fractures politiques et communautaires.

À l’aube de cette nouvelle année 2026, les Guinéens aspirent à une rupture réelle avec les pratiques du passé. Ils attendent une gouvernance qui protège, qui écoute et qui agit. La sécurité des citoyens demeure une priorité absolue : l’État est appelé à faire cesser, ou à neutraliser avec fermeté et justice, toutes les formes de violence et d’insécurité qui terrorisent les populations.

Plus qu’un homme fort, le président élu est désormais tenu d’être un rassembleur. Il est le président de tous les Guinéens, sans distinction d’origine régionale, ethnique ou politique. De même, tous les Guinéens doivent pouvoir se reconnaître dans les actes posés par la nouvelle administration. C’est à ce prix que l’espérance suscitée par cette nouvelle année et ce nouveau mandat pourra se transformer en confiance durable.

Le défi est immense.
L’espérance est réelle.
L’histoire jugera.

TAGS : GUINEE

Par Ibrahim Kapi
Aujourd'hui le monde, Demain la Guinée

Commentaires 0

Aucun commentaire pour le moment.
Soyez le premier à réagir !

Laisser un commentaire