
La protection de l’enfance en Afrique : entre la pauvreté et l’espoir
« L’enfant est l’avenir de l’Homme et de la société », dit un adage africain.
Mais cet enfant peut-il réellement s’épanouir dans la pauvreté, le dénuement, l’analphabétisme, la corruption, l’ethnocentrisme ou encore le rejet de l’autre parce qu’il est différent ?
En Afrique, l’un des refuges les plus dangereux pour l’enfant reste souvent la rue. Livré à lui-même, sans repères ni protection, il est exposé à de multiples dérives, notamment à la drogue — en particulier le Koush, « une drogue qui tue plus vite que l’ange de la mort », avertissent certains observateurs.
Pour redonner de l’espoir, le grand défi consiste à éradiquer et à combattre la pauvreté : promouvoir et créer des activités génératrices de revenus, mobiliser des ressources, renforcer les aides de l’État ainsi que celles des organismes de protection et de solidarité en faveur des plus pauvres et des jeunes.
Une situation démographique chaotique et alarmante
Les chiffres, projections et tendances sont préoccupants.
On compte aujourd’hui environ 417 millions d’enfants pauvres dans le monde, dont une part importante en Afrique.
Près de 120 millions d’enfants vivent en situation de rue à l’échelle mondiale, dont 30 millions sur le continent africain.
À l’horizon 2050, la population infantile mondiale pourrait atteindre un milliard d’enfants, dont la majorité en Afrique.
Face à une démographie et une urbanisation galopantes, aux défis liés à l’accès à l’eau et à une pauvreté endémique persistante, le risque d’une véritable bombe sociale à retardement se profile.
Comme le souligne une formule forte : « Quand le besoin ébranle la vertu, on ne peut cultiver la vertu dans un environnement vicié par le dénuement et la pauvreté. »
Un remède drastique combattre les fléaux handicapants
« L’enfant est un être innocent pour lequel nous devons être prêts à nous sacrifier — parents, État, communauté. L’enfant est un capital humain à préserver et à promouvoir », affirme à juste titre Jean-François Basse, représentant éminent de l’UNICEF, l’agence des Nations unies dédiée à l’enfance.
Il est impératif de réveiller et d’interpeller les consciences sur la situation de l’enfance en Afrique, où trop de destins restent fragilisés. Donner un avenir à ces enfants ne doit pas relever du slogan, mais d’une responsabilité partagée à tous les niveaux : individus, communautés, société civile et État.
Du côté de l’État — entité régulatrice suprême — l’accent doit être mis sur :
une planification rigoureuse, des engagements budgétaires solides et conséquents, des politiques visant à traiter les causes et non seulement les effets de la pauvreté.
Par ailleurs, maîtriser et inverser la dynamique démographique préoccupante doit constituer une priorité stratégique.
Une autre bataille essentielle consiste à éradiquer deux fléaux majeurs qui freinent le développement et minent la cohésion sociale :
TAGS : GuinéeCulturePolitiqueSociété

Nabbie Babby Soumah (NBS)
NBS - Juriste, Antropologue et Chroniqueur
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