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l’Heure de vérité pour le pouvoir de Mamadi Doumbouya :

HORIZON KIBAROU, Faya Kamano
Jan 24, 2026

l’heure de vérité pour le pouvoir de Mamadi Doumbouya : Angoisse et anxiété dans l’attente d’un décret.


La volonté d’un peuple est inébranlable. Dans l’Antiquité gréco-romaine, on disait : « Vox populi, vox Dei » — la voix du peuple est la voix de Dieu. Le Seigneur de l’univers, créateur des cieux et de la terre, ne se contredit jamais. Il a tracé pour chaque être une destinée, une ligne qu’aucune force ne peut modifier. Quels que soient le temps et les circonstances, le destin d’un homme finit toujours par s’accomplir.

Si la foi de certains hommes était plus solide, ils comprendraient qu’en dehors de la logique divine, aucune autre logique ne peut réellement s’imposer par la seule volonté humaine.


Angoisse et anxiété dans l’attente d’un décret


Depuis la démission du gouvernement dirigé par Bah Oury, laquelle annonce logiquement un remaniement ministériel destiné à choisir des hommes capables d’être à l’écoute de la majorité silencieuse, la vie administrative a brusquement changé de rythme. L’angoisse et l’anxiété se sont emparées de nombreux membres du gouvernement, chacun se demandant quel sort lui sera réservé.


Cette inquiétude a provoqué une véritable paralysie dans plusieurs services administratifs, notamment au sein des départements ministériels. Lorsqu’un individu manque de foi et de sérénité, il se réfugie souvent dans des raisonnements irrationnels. Depuis près d’un mois, les bœufs à la robe noire sont devenus rares à Conakry comme à l’intérieur du pays, signe que charlatans, marabouts et féticheurs prospèrent sur fond d’angoisse et d’anxiété généralisées.


Chaque ministre demeure pourtant tributaire des actes qu’il a posés depuis son entrée au gouvernement. Chacun est jugé à travers l’usage qu’il a fait de la confiance placée en lui par le chef de l’État. A-t-il servi le peuple avec honneur et dignité, ou s’est-il servi du peuple, comme cela a trop souvent été le cas dans notre pays ?


Au regard des actions menées sur le terrain, il est aisé de faire la part des choses. Le peuple, pour sa part, a déjà une opinion bien arrêtée sur chacun des ministres. Il n’existe pas d’école pour former les ministres : on le devient par le seul bon vouloir du Président de la République. Il est donc absurde de se livrer à des sacrifices de toutes sortes pour se maintenir dans un gouvernement que l’on n’a pas servi avec fidélité, loyauté et constance.


Depuis quelques jours, les rumeurs d’un prochain remaniement ministériel se multiplient et des noms circulent. Ces spéculations provoquent des réactions diverses au sein de la population, notamment chez certains Guinéens pessimistes et peu éclairés, qui se livrent à des supputations parfois dangereuses. Certains se croient seuls détenteurs de la vérité et ne reconnaissent comme réel que ce qui correspond à leurs propres fantasmes.


L’histoire récente nous rappelle pourtant que des propos tels que « ministre intouchable » ont souvent été démentis par les faits. Mamouna Touré, ministre de la Fonction publique sous la Deuxième République, ou encore Alsény René Gomez, ont été présentés en leur temps comme des ministres intouchables. La réplique sèche du Général Lansana Conté à leurs détracteurs reste mémorable : « Je n’ai signé de contrat avec personne. »

Aujourd’hui encore, certains esprits étroits s’adonnent à leur exercice favori : la diffamation, le mensonge et les rumeurs les plus rocambolesques.


En politique, on ne demande pas nécessairement l’honnêteté, mais la constance demeure indispensable pour acquérir une certaine crédibilité. Le GMD a bénéficié d’une large alliance. Plusieurs partis politiques ont soutenu son projet de société. Beaucoup ont cependant quitté cette alliance en raison d’espoirs inassouvis, masquant leur inconstance derrière un discours d’incompatibilité. Or, on ne peut vouloir une chose et son contraire à la fois.


Il revient désormais au Président Mamadi Doumbouya de choisir le futur Premier ministre, chef du gouvernement, appelé à l’accompagner dans l’accomplissement de sa noble mission. Ce futur Premier ministre devra être un patriote intègre, engagé et fidèle au programme de société du Président de la République, en faisant du mérite — rien que du mérite — le principal critère. Il devra également posséder une connaissance approfondie de la vie politique, administrative et sociale du pays.


Il est temps de mettre fin aux petits calculs mesquins fondés sur l’ethnie, la région ou la préfecture. Il faut épargner au peuple de Guinée ces raisonnements toxiques qui empoisonnent la vie nationale. Ce qui doit primer pour chaque Guinéen, c’est l’avenir de la nation. Le Guinéen doit apprendre à aimer son pays et à cultiver le patriotisme afin de mieux servir sa patrie.


Le Président Doumbouya est désormais face à son destin et à son mandat. Toute action, bonne ou mauvaise, lui sera imputée. Il ne doit donc nourrir aucun état d’âme à l’idée de se séparer de ceux qui n’ont pas été à la hauteur de leur mission. La période transitoire relevait davantage de la théorie ; avec son élection au suffrage universel, commence désormais la véritable phase de mise en œuvre totale de la refondation. Il faut écarter ceux qui se sont longtemps servis du peuple au lieu de le servir. C’est précisément pour cette raison que les laborieuses populations guinéennes lui ont accordé leur suffrage.


Sous sa conduite, la Guinée est en train de se métamorphoser, de se transformer profondément. Un seul homme peut aujourd’hui rassembler le peuple de Guinée autour des idéaux de paix, de liberté, de progrès social et de développement durable. Cet homme, que tout le pays connaît, respecte et admire, est le Président Mamadi Doumbouya. C’est d’ailleurs pour cela que le peuple lui a accordé sa confiance absolue.


Personne mieux que lui ne saurait étancher la soif de progrès du vaillant peuple de Guinée.

Tags : GMDInternationalPolitique




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