HORIZON KIBAROU:
Propositions pour la Guinée de demain

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Moi, j'aurais voté TRUMP

HORIZON KIBAROU, Monsieur Sergio
Jan 21, 2026

Oui, le méchant Trump. Et non, je ne suis pas devenu fou. C’est vous les fous ! Vous qui croyez à tout ce qu’on vous raconte, en regardant ce qui se passe comme si c’était un film et que vous étiez spectateurs.

Vous, vous auriez voté pour qui ? L’autre ? Mais quel autre ? Joe Biden ? Il avait non seulement 81 ans, mais était atteint d’une très grave maladie, très agressive, et n’avait ni sa tête ni l’énergie. Malgré son courage, c’était une momie. Les derniers mois, Kamala Harris a essayé, mais ce n’était pas très sérieux.

Comment peut-on se foutre de millions de gens ? Il s’agissait de l’élection présidentielle des USA de 2024. Ce n’est pas rien.

Et sur les 350 millions d’habitants que comptent les USA, les démocrates n’ont pas trouvé quelqu’un de mieux ? Plus jeune ? En bonne santé ? Il fut un temps, les démocrates présentaient des candidats comme Obama (2008), Clinton (1992), John Fitzgerald Kennedy (1960), etc. !!!

> Les démocrates devraient avoir honte


Je vais enfoncer le clou. Il y a eu la finale du match de foot Sénégal/Maroc. Chaque équipe a tout fait pour gagner, on est d’accord ? Chaque sélectionneur a cherché à mettre les meilleurs. Logique. Eh bien, c’est comme si vous mettiez dans l’équipe des joueurs malades ou vieux. En face, vous avez des enragés. Pas étonnant que vous perdiez. Non ?

Ah oui, en fin de match, vous faites entrer Kamala Harris. Mais elle n’était même pas sur la feuille de match. Et puis elle ne joue même pas au foot !!!

Et quant à Joe Biden, qui avait déjà fait un mandat, n’aurait-il pas dû abandonner ? À 81 ans, malade, c’est malhonnête de se présenter. Par respect pour l’Amérique, son camp démocrate, sa famille, ses enfants… Voilà, tu as gagné Joe… tu resteras dans l'histoire. … Joe le looser. Bravo

Le Président Robert Mugabe


Cette anecdote me rappelle le président du Zimbabwe, Mugabe, en 1987.

Il a été élu président en 1987 à 63 ans et est resté au pouvoir presque 30 ans. Il a démarré très fort, comme un héros national. Et puis il vieillit et devient une marionnette, fatigué. Lors des dernières élections, il est présenté dans un état pitoyable, bougeant comme une marionnette, élections qu’il gagne bien sûr, mais c’est sa jeune épouse, Grace, 40 ans plus jeune que lui, qui tire les ficelles de la marionnette pour profiter du pouvoir.

Le pays tombe en faillite, ils sont contraints de démissionner. Ce n’est pas le seul exemple, mais j’étais en Afrique du Sud à ce moment-là, et je me souviens des images. En Afrique du Sud prenait le pouvoir un certain Mandela...

Nelson Mandela, mon héros…


Nelson Mandela a été président de l’Afrique du Sud du 10 mai 1994 au 16 juin 1999. Nelson Mandela ne démissionne pas : il ne se représente pas. Il accomplit un seul mandat (1994–1999) et choisit volontairement de ne pas briguer un second mandat, afin de favoriser l’alternance démocratique et la stabilité du pays. Il décède le 5 décembre 2013, adulé, aimé de tous, et entré dans l’Histoire.

Tous les politiques devraient aller en pèlerinage à Cape Town, sur l’île de sa prison, Robben Island où l’on retrace sa vie. Ça donne des frissons.

… Et F. W. de Klerk, l'autre héros


F. W. de Klerk était l’autre acteur de ce moment. Il était le président de l’Afrique du Sud à ce moment-là. Il aurait pu rester au pouvoir et laisser Mandela en prison, s’il avait pensé à lui, comme Mugabe, Maduro, etc. (Je vous laisse faire la liste des petits présidents.)

Mais De Klerk comprend que l’apartheid est intenable (pression internationale, tensions internes). En 1990, il légalise l’ANC, libère Mandela et engage des négociations entre le régime blanc et les mouvements noirs (fin de l’apartheid, nouvelle Constitution).

Il sait qu’il va perdre, mais il n’empêche, en 1994, il organise les premières élections multiraciales au suffrage universel. Et c’est une victoire claire de l’ANC de Mandela.


COMMENT RÉUSSIR UNE RÉCONCILIATION
(Un petit clin d'oeil à la Guinée, une idée à creuser )



En Afrique du Sud, il fallait éviter une guerre civile ou une vengeance généralisée. J’étais sur place, et c’est vrai, la violence était partout. Tout le monde avait une arme sur lui, et je me souviens de ce geste, quand on entrait dans sa voiture : celui de mettre le pistolet sous le siège, à portée de main… Il n’y avait pas que les Blancs et les Noirs, mais une grande diversité : les Zoulous, les Xhosas, les Sothos, les Afrikaners et les Anglais, les métis, les Indous, les « coloured »…

Comment faire ? Deux points importants :


1.Il fallait privilégier la réconciliation nationale plutôt que les procès de masse. En d’autres termes, au lieu de mettre tout le monde en prison ou en exil, on pardonne, on tourne la page et on redistribue les cartes.

2.Et c’est un point très important : la réconciliation, ce n’est pas juste communiquer, c’est une forme de communication qui respecte les victimes. Il faut permettre aux victimes de connaître la vérité et d’être reconnues.

Mandela et De Klerk ont, entre autres, créé la Commission Vérité et Réconciliation (Truth and Reconciliation Commission).




C’est une commission créée en 1995 et présidée par Desmond Tutu, un homme respecté par tous à l’époque, un grand sage. L’objectif était de faire la vérité sur les crimes de l’apartheid (meurtres, tortures, disparitions), puis de pardonner les crimes et d’amnistier le fautif (sauf cas extrêmes).

Des procès « intelligents », dans lesquels les responsables avouaient en toute transparence les actes commis, les victimes écoutaient, et le tribunal prononçait la peine, et souvent l’amnistie. La page était tournée.

Bilan :
- Des milliers de crimes révélés.
- Des victimes enfin reconnues.
- Fin de l’histoire, celle de l’apartheid en tout cas (je sais, ça recommence, mais tant qu’il y aura des hommes, il y aura des braises).



TAGS : SociétéInternationalAfrique

Monsieur Sergio
Correspondant et Spécialiste en Géostratégie
Sergio a longtemps travaillé au sein de groupes internationaux d'assurances, qui l'ont amené à travailler sur de nombreux pays africains pour auditer et surveiller les filiales et les aider à se développer sur leurs marchés. Il est depuis le fondateur de Poptrafic.

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