Enseigner entre Dakar et Conakry : pour une coopération, plutôt qu'un choix exclusif
J’ai beaucoup apprécié le contenu de votre article, qui soulève une problématique réelle et actuelle. Je me pose toutefois une question essentielle : l’exode de ces enseignants ne risque-t-il pas de porter préjudice à l’enseignement au Sénégal ? Comme vous l’avez justement souligné, nos pays manquent aujourd’hui d’enseignants qualifiés, du primaire jusqu’à l’université.
Par ailleurs, après le coup d’État de 2021, il semblerait que de nombreux enseignants guinéens, notamment des contractuels de la fonction publique, aient perdu leurs postes. Cette situation a sans doute contribué à fragiliser davantage le secteur et à pousser certains professionnels à chercher des opportunités ailleurs.
Je rappelle également que le Sénégal, notamment à l’Université de Dakar, a longtemps fait appel à des enseignants français. Ceux-ci intervenaient au Sénégal tout en conservant leurs postes dans leurs universités d’origine en France. Ce modèle de coopération a permis un transfert de compétences sans priver durablement l’un ou l’autre pays de ses ressources humaines.
Dès lors, plutôt que d’imposer un choix entre la Guinée et le Sénégal, je pense que les autorités des deux pays gagneraient à s’entendre pour adopter un mécanisme similaire, fondé sur la coopération et la mobilité encadrée des enseignants. D’autant plus qu’un vol Dakar–Conakry–Dakar dure moins d’une heure, ce qui rend cette collaboration tout à fait envisageable.
Mme Kane Diallo de Bruxelles
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